LA PRESSE

EN PARLE

Exposition CircumNavigations!

Bertrand de Miollis

Jean-Christophe Buisson

Le Figaro Magazine

"Bertrand de Miollis fait partie de ces êtres peu ordinaires capables de voyager avec la même grâce autour de leur chambre et autour du monde. Mieux : de faire partager à leur prochain les sentiments que ces Circumnavigations immobiles ou mobiles leur inspirent, à travers une oeuvre délicate, sensible et évocatrice. 

Derrière ces mers calmes ou démontées, ces rues étroites, sombres ou ensoleillées, ces anses bleues et ces arbres rosis par le soleil couchant, ces hôtels chics ou vides que reproduit l’artiste, membre de la glorieuse compagnie des peintres officiels de la marine depuis 2018,

se dévoile un tempérament faussement serein … et un talent étincelant. Hier, dans ses carnets couverts de formes et de couleurs rapportées de voyages ou de reportages en Asie centrale et en Afrique, en bateau ou à moto, dans des lieux tranquilles ou sur des théâtres de guerre ; aujourd’hui, sur ses toiles qui, elles aussi naviguent - entre l’abstrait et le figuratif, la joie et l’amertume, le lyrisme et l’austérité.

Toujours Miollis pétille, partout son art scintille."

Antoine Michelland

Point de vue Magazine

"Son atelier c'est le monde, avec ses soubresauts, ses beautés, ses infinis sans cesse renouvelés. Il nourrit son oeuvre comme le font aussi ses rêves, son voyage intérieur. Du 3 au 8 Novembre, l’artiste devait exposer à la Galerie Artismagna ses CircumNavigations! Aujourd’hui réinventées, elle sont une fenêtre ouverte, sur internet. De quoi respirer large en ces temps confinés.

Avec lui, la vie retrouve ses couleurs comme un visage rosi par la caresse de l’air libre qui court à bout d’horizon. Elles éclatent, vitaminées, gorgées de soleil ou plus sourdes, miellées, encore vibrantes de la chaleur du jour enfui. C’est qu’à travers sa nouvelle exposition CircumNavigations!, Bertrand de Miollis a le chevalet baladeur, que ce soit au fil de la route N1, de San Francisco à Los Angeles, sous le ciel de Moscou, ou sous la nuit shangaienne. Cependant il est loin le temps de ses carnets de voyage, qui l’entrainait vers tous les ailleurs de la terre et des mers. L’artiste a muri, il ne se contente pas de restituer ce qu’il voit sur place, il laisse infuser, retravaille en atelier, livre un regard très personnel où l’imagination le guide, où l’association des couleurs, intuitive, approche parfois de l'abstraction (…)

Il traque l’impression de ce qu’il a vécu, couche sur la toile un paysage mental, invite à suivre un cheminement qui est aussi intérieur,

comme dans la série des chaises, orphelines de leurs occupants et toutefois porteuses d’une présence. Animées. Egalement peintre officiel de la Marine depuis l’an dernier Bertrand repartira, mais son voyage est tout autant dans son regard, sa façon de voir le monde qui l’entoure et celui qui l’attend."